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Claude Couderc avait invité Loïc Barrière, vendredi soir, pour le premier café littéraire de l'été. Journaliste à Radio Orient, Loïc Barrière est amoureux du monde arabe, dont il parle la langue. Mais c'est en Asie, plus précisément au Cambodge, que se déroule son dernier livre, «Le choeur des enfants khmers». L'entretien a commencé par un peu d'histoire: l'arrivée au pouvoir des Khmers rouges en 1975 et le génocide qui suivra. Puis l'auteur va livrer au public les événements qui déclencheront l'écriture de cet ouvrage.

Un hymne à l'enfance martyrisée

L'élément déclencheur est la rencontre avec Rhota, un réfugié cambodgien qui a vécu cette période. L'auteur partira au Cambodge avec lui, tombe amoureux du pays et de celle qui deviendra son épouse. Deux enfants plus tard, il écrira son livre en s'inspirant d'histoires vécues. Il posera les questions que l'on tait habituellement dans les familles. Son livre est un chant, un hymne à l'enfance martyrisée de 1975 à 1979, mais aussi aux enfants d'aujourd'hui. Livre d'espoir qui parle du retour au pays des réfugiés et pose des questions: comment se reconstruire après une guerre? Le retour est un voyage avec les âmes errantes, celles des disparus qui n'ont pas eu de cérémonie d'adieu. L'auteur considère que son travail a été de faire le lien entre plusieurs histoires. Très à l'aise dans l'exercice, il a répondu à plusieurs questions du public.

Café littéraire. Le Cambodge, entre roman et réalité